De nombreux pneus sportifs, jugés trop consommateurs, ne sont plus aux normes européennes. Néanmoins, leur avenir n’est pas en péril dans un marché qui s’est densifié ces dernières années.
Depuis le 1er novembre 2018, les manufacturiers ne peuvent plus fabriquer de pneumatiques classés F et G dans leur efficacité énergétique. Plusieurs semi-slicks ont été impactés par ce durcissement de la règlementation. Entre autres références de pistards ou adeptes de pneus sportifs, le Toyo R888 (ainsi que le plus radical R888 R), le Nankang NS-2R ou le Yokohama AD08R sont classés F ou G. Même constat chez Michelin où la valeur sûre Pilot Sport Cup 2 n’est plus conforme dans certaines dimensions. Mais ils ne sont pas voués à disparaitre pour autant.
Si l’arrivée de cette mesure parait soudaine, les manufacturiers y sont préparés depuis plusieurs années. Ils bénéficient surtout d’une période de 30 mois (jusqu’au mois d’avril 2021) pour mettre aux normes les pneumatiques concernés. Durant cette phase de transition, la vente et l’utilisation des stocks fabriqués restent autorisées. La plupart des semi-slicks impactés seront mis à jour par les fabricants. Reste à savoir si ces adaptations permettront de conserver des niveaux de performances équivalents. Sur ce point-là, les dernières nouveautés en matière de pneus sportifs sont rassurantes.


Des pneus déjà mis aux normes

Reste à savoir si ces adaptations permettront de conserver des niveaux de performances équivalents. Sur ce point-là, les dernières nouveautés en matière de pneus sportifs sont rassurantes. Chez Michelin, le nouveau Pilot Sport Cup 2 R, développé avec Porsche et classé E, fait des ravages en chrono. Par rapport au Pilot Sport Cup 2 classique, le fabricant annonce un gain de plus d’une demi seconde au kilomètre, sur sol sec… De quoi faire pâlir la concurrence. Chez le rival Pirelli, le haut de gamme P Zero Trofeo R qui était étiqueté F a déjà été mis aux normes, selon nos informations.
Le Pilot Sport Cup 2 R n’est proposé pour l’instant que sur les Porsche 911 GT2 et GT3 RS et sur la Ferrari 488 Pista
D’autant plus que, les grands fabricants comme Pirelli ont des partenariats avec des constructeurs de renom. Plus globalement, les semi-slicks sont proposés de série sur de nombreuses sportives, et ce dès les compactes. Le marché n’a jamais été aussi porteur. Les grandes marques de pneumatiques n’ont donc aucun intérêt à lâcher un segment en pleine expansion. Par le biais d’évolutions techniques et de processus chimiques, les fabricants ont les moyens de respecter les nouveaux seuils écologiques sans pour autant impacter les qualités d’adhérence ou d’usure des pneus. La transition sera peut être un peu plus longue chez les manufacturiers de seconde zone, qui possèdent moins de moyens. Mais l’offre ne devrait pas diminuer, et ce malgré les nouvelles normes européennes toujours plus strictes en matière d’émission et de consommation.

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