Chronos similaires, pilotage et réglages précis, championnats virtuels : les simulations reconstituent de mieux en mieux l’expérience pilote.

Au même titre que les jeux vidéo évoluent, les simulations de course offrent de plus en plus de réalisme. Une aubaine pour les amateurs des multiples franchises de jeux de sport automobile, qui peuvent fidèlement se glisser dans la peau de pilotes professionnels. Eux-mêmes utilisent ces simulations, devenues ces dernières années des outils de travail indispensables.

« J’ai appris les circuits grâce au jeu »

« C’est un entrainement grandeur nature ». Pour Romain Monti, pilote en Blancpain GT Series, le simulateur est primordial. Il s’exerce avec Asseto Corsa, l’un des jeux références aujourd’hui dans lequel la Lamborghini Huracan GT3 de son écurie est présente. Au-delà de bénéficier de son auto, la simulation lui a permis de découvrir des tracés sur lesquels il n’avait jamais piloté. « J’ai appris plusieurs circuits grâce au jeu, comme le Hungaroring, Barcelone ou Brand Hatch. Pour le coup, c’est super ». Le « jeu » lui permet donc de prendre des repères et de gagner un temps énorme. L’impact économique est considérable également, par rapport à une vraie séance d’entraînement avec la location d’un circuit et le transport des autos.

Mais malgré toute l’utilité qu’elles apportent, ces simulations ont et auront toujours des limites. « On n’a pas l’impression de vitesse explique Romain Monti, donc beaucoup moins d’appréhension et de sensations physiques ». Les chronos n’en sont pas moins bluffant de réalisme. Pour le prouver, le pilote a publié une vidéo (ci-dessus) dans laquelle il compare deux tours sur le circuit de Monza : un réel, et un joué sur Asseto Corsa. « A l’arrivée, il y a un dixième de différence », annonce-t-il.

« L’âge d’or de la simulation »

Avant d’en arriver à s’entraîner par ce moyen, c’est d’abord la passion du jeu vidéo qui a attiré Romain Monti vers la simulation : « J’ai commencé au collège avec un volant Logitech G25 sur GTR2 », explique-t-il. A sa sortie en 2006, le jeu avait reçu un bel accueil de la critique. Un troisième opus prévu depuis des années, pourrait voir le jour cette année… Et concurrencer les jeux bien connus comme l’indémodable Grand Turismo, Project Cars ou Forza Motorsport, ces derniers étant toutefois plus axés sur l’arcade.

Preuve des évolutions, la F1 s’investit avec la création d’un championnat ESport. Cette année, le jeu DiRT Rally devrait lui aussi bénéficier de compétitions officielles… Une analyse publiée début 2019 parle même de « l’âge d’or de la simulation de course ». Il ne serait donc pas étonnant, dans les années à venir, de voir émerger dans le haut niveau des pilotes issus de la compétition virtuelle.

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